Project Description

Collectif Afro-Féministe Filhas de Dandara

Le mouvement afro-féministe a émergé dans les années 1970 pour mettre en lumière les problèmes périphériques répudiés par le statu quo, à savoir promouvoir et donner de la visibilité aux droits des femmes noires et revendiquer leurs droits. Aujourd’hui, de manière collective, nous développons la conscience sociale de nos droits et rendons possible notre existence dans la communauté.

À travers des réunions régulières, nous étudions les références du mouvement afro-féministe, discutons sur notre importance au sein de la société dans laquelle nous vivons et évoquons des réflexions sur l’intersectionnalité des oppressions de race, de classe et de genre. En tant que sujets de changement actifs, nous visons également à produire des contenus liés à ces discussions.

Nos principes

• Partager les connaissances, savoirs et expériences ;
• Bienveillance : chaque membre doit être mise en avant, soutenue et valorisée dans le respect de notre pluralité ;
• Intersectionnalité : nous souhaitons montrer comment les oppressions liées au racisme, patriarcat et capitalisme sont connectées.

Nos objectifs

• Discuter et produire des textes afro-féministes.
La proposition vise à contribuer à une plus grande intégration entre les mouvements afro-féministes sociaux et le féminisme universitaire, en offrant un espace d’appréciation de la parole et des connaissances académiques produites par les femmes.
• Lecture, discussion de textes de différents auteurs, débats, anti-conférences, manifestations autour de la pensée afro-féministe, parmi eux : Angela Davis, Sueli Carneiro, Lélia Gonzalez, Bell Hooks, Vilma Piedade, Chimamanda Ngozi, Adelaide Casely-Hayford, Funmilayo Anikulapo-kuti et Djamila Ribeiro.

Notre fonctionnement

A chaque réunion, qui a lieu un dimanche par mois, un membre du groupe est responsable de la présentation des textes de la journée. D’une durée de deux heures, les réunions font la présentation et une discussion d’un chapitre de livre ou d’un article. Un premier cycle de douze réunions commencera en novembre 2018 et se terminera en juin 2019.

Jessica Assard
Professeure de langue et littératures lusophones, doctorante en littérature brésilienne.

Née en Guyane, Jessica a passé son enfance entre cette région et le Pará, au Nord du Brésil. Après avoir obtenu un baccalauréat littéraire et un master mention Lettres Langues et Cultures Lusophones à l’Université de Toulouse II – Jean Jaurès, elle passe le CAPES et commence à enseigner dans le secondaire en Île-de-France. Actuellement en contrat doctoral à Sorbonne Université, elle prépare une thèse portant sur la littérature abolitionniste au Brésil. Intégrer Oyà est à ses yeux un moyen d’acquérir et de divulguer des connaissances autour de l’histoire et de la culture afro-diasporique, plus particulièrement la littérature produite par les afro—descendants.

Aline do Carmo
Éducatrice

Aline est brésilienne et prépare un Master 2 « Métiers de l’Enseignement de l’Éducation et Formation » (MEEF) parcours « Ingénierie de Formation et Contextes Internationaux » (IFCI) pour développer des dispositifs d’accueil et d’accompagnement des enfants migrants dans le processus de scolarisation des élèves. Aline est aussi animatrice BAFA et travaille comme animatrice périscolaire dans les écoles.

Denilza Lopes
Webdesigner

De Guinée Bissau, Denilza est informaticienne de formation par l’Université Fédérale de Itajubà (Brésil) et Web School Factory (Paris – FR). Après quelques années dans le domaine de l’informatique, c’est l’envie de faire coïncider ses valeurs avec son activité professionnelle qui a pris le dessus. Au quotidien, elle a toujours été intéressée par la culture, l’art et l’éducation. Depuis 2016, elle met cette passion au service de diverses actions associatives afin de proposer une alternative viable de culture, coéducation engagée.

Mariame Damba
Éducatrice de jeunes enfants, danseuse, thérapeute énergeticienne

Française d’origine afro caribéenne, Mariame a grandit au carrefour de plusieurs cultures. Pendant près de 20 ans, passionnée par l’éducation, elle travaille auprès de jeunes enfants. Parallèlement, elle devient danseuse, puis thérapeute énergeticienne. Une éducation consciente, l’accès à l’art pour tous, constituent les fondements de son engagement. C’est pourquoi, en 2018, elle rejoint l’association Oyà.

Diana Cissé
Doctorante en science politique

Franco-Sénégalaise d’origine cap-verdienne et ivoirienne, Diana a grandi en France et au Sénégal. Grâce à un master en études internationales de l’Institut des Hautes Études sur l’Amérique Latine, elle a eu l’opportunité de découvrir la Colombie et d’y conduire une enquête de terrain auprès d’une communauté paysanne. Elle effectue actuellement une thèse en science politique à l’Université d’Ottawa au Canada qui porte sur la comparaison de mobilisations paysannes contre l’accaparement des terres au Sénégal et en Colombie. Pour elle, les espaces créés par l’association Oya que ce soit à travers la pratique de la capoeira angola et les activités du collectif afro-féministe Filha de Dandara, sont des espaces qui lui permettent de comprendre, de réparer et d’affirmer ses identités multiples afro-diasporiques

AGENDA DE NOS PROCHAINES RENCONTRES
INSCRIPTION